interview de larbi batma

interview de larbi batma

# Posté le mercredi 06 juin 2007 20:59

Nass El Ghiwane et Jil Jilala Sabra ou Chatila

Nass El Ghiwane et Jil Jilala Sabra ou Chatila
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 20:57

nass el ghiwan ______ anadi ana

nass el ghiwan ______ anadi ana
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 20:43

Nass El Ghiwane (new) النحلة شامة


Nass El Ghiwane - Nahla Chama ( Clip et Mp3 )
a légende de Hay Mohammadi est toujours aussi vivace ! N'en déplaise à ceux qui croient que Nass El Ghiwane est de l'histoire ancienne. Plus qu'une simple troupe musicale, les « New Derwish » sont une marque indélébile de l'identité marocaine. Ils poursuivent leur quête d'authenticité, et persistent à jouer leur rôle de porte-parole du peuple, de ses blessures, de son quotidien.

« Rien ne m'attriste autant que les hommes en perdition, même si les murs tombent, chacun peut reconstruire une maison », cet extrait de « Ma Hammouni » fut le point de départ d'une aventure artistique et humaine qui a donné la preuve patente que l'authenticité peut mener à l'universalité.

30 ans après, le recueil « Klam el Ghiwane » (2003), tiré à 3.000 exemplaires, a été épuisé en deux semaines. Cela montre clairement l'engouement du public pour un groupe qui faisait figure d'idole pour toute une génération. Issus de l'exode rural, réduits à l'exclusion dans un quartier périphérique de Casablanca, et a priori sans aucune chance de réussir, Nass El Ghiwane ont un impact profond sur la conscience collective jusqu'à présent.
Avec leur nouvel album, ils viennent encore une fois alimenter la discographie marocaine d'une œuvre de qualité. « Annahla Chama », titre principal de cette nouveauté, est un poème Malhoun de trois cent vers écrit au XIXe siècle par Thami El Medeghri. Découvert dans les années trente par feu Mohamed El Fassi, ce poème à été traduit vers le français à la même époque.

Pour la petite histoire, Omar Essayed n'a pas manqué de raconter l'anecdote qui a été à l'origine de ce projet : « En 1985, nous étions conviés au palais royal avec d'autres artistes comme Jil Jilala, feu Ahmed El Bidaoui, Mahmoud El Idrissi et j'en passe.
Durant cette soirée, feu S.M. Hassan II nous a demandé à nous qui chantions les maux de notre société, pourquoi nous ne prenions pas ce poème pour en faire une chanson... Ce n'est que l'an dernier que Rachid Batma m'appela un jour pour me dire qu'il avait retrouvé ce texte chez un soudeur du quartier Sidi Bernoussi féru de Malhoun. Par la suite, nous l'avons confié aux soins de Abderrahim Batma, poète doué, dans la lignée de feu Larbi et Si Mohamed, afin de faire une adaptation cohérente avec notre style de chanson. »
Rendant à César ce qui lui appartient, le « Raïs » a affirmé que tout le mérite de ce projet revenait à Rachid et Hamid Batma et que lui et Allal n'ont fait qu'apporter leur aide.
Dans un style qui reste fidèle à l'esprit Ghiwani, les cadets de feu Larbi ont donné la preuve qu'ils n'ont rien à envier à leurs prédécesseurs. Dans un passage de la chanson titre, un message poignant associe la profondeur de la pensée et l'actualité : « Le Roi est un médecin, et le berger souffre le martyr, et pas un ministre pour transmettre ses maux ! »
Aussi bien musicalement que côté paroles, ce nouvel album vient s'inscrire dans une tradition devenue patrimoine, avec le même ton à la fois ironique et revendicateur, avec le même sens de la critique incisive et obscure, enfin avec le même souffle mystique des gens du « Hal », si particulier à cette formation hors du commun.
Par ailleurs, la sortie de ce nouvel opus coïncide avec la parution d'un livre indispensable pour ceux qui tiennent à comprendre le sens des messages de Nass El Ghiwane. En effet, Abdelhaï Sadiq, par sa traduction des chansons vers le français, a tenu à immortaliser à sa façon le phénomène Ghiwani.
Cet effort louable est une manière de faire découvrir toute la profondeur des poèmes Ghiwani à des gens qui se limitaient à les regarder comme une simple curiosité folklorique. En effet, le message véhiculé par leurs chansons avait ce défaut d'être confiné dans un dialecte essentiellement compris dans le Maghreb. Avec ce livre, l'esprit Ghiwani aura la chance d'être mieux assimilé et compris sous d'autres cieux

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# Posté le mercredi 23 mai 2007 09:45

Modifié le mercredi 23 mai 2007 10:08

Larbi Batma Al Heraz

Disparu en 1998, Larbi batma a toujours été considéré comme le chouchou du public. Son frère Rachid raconte qu'il recoit encore les condoléances d'anonymes, touchés dans leur chair par sa disparion survenue par trop tôt (il n'avait que 50 ans).


Ses influences musicales ? Larbi Batma les a puisées pendant son enfance dans les moussems de sa région Abda oulad El masnaoui.. Homme secret, il ne quittait jamais son crayon, car il concevait l'ecriture comme un art de vivre. Il a ainsi concu un poème inédit de 21000 vers "al houmam al houssam" qu'il écrivit pied sur pied tout au long de sa vie.. Amoureux du mot et de la rime, il flairait et respectait le talent.

La célébre chanson "siniya" a eu une histoire particulière avec lui, très significative quant à la curiosité et au flair de ce visionnaire. C'est l'histoire de Ba Salem , un mendiant qui parcourait le Hay Mohammadi en chantonnant les premiers vers de "siniya" : walli macheftouni rahmou alia, bahr el ghiwane ma dkhaltou belâani..Larbi qui écoutait les premières strophes l'invita chez lui et discuta longuement avec lui. C'est de cette manière que furent composées les grandes lignes de cette chanson.

Atteint d'un cancer , il vécut les affres de la magouille d'un certain corps médical comme il le raconte dans la deuxième partie de son autobiographie "el alem". C'est ainsi que l'amertume s'emparera de Larbi, et sa voix mélodieuse sera à jamais condamnée. En dehors du groupe, il était aussi acteur et, écrivain de littérature et de théâtre , ce qui fera de lui la figure emblématique du groupe. "ce qui m'avait frappé chez cet homme, c'était sa constance ; il était exactement le même au Hay Mohammadi, son quartier, ou au Club Med d'Agadir, au milieu des touristes, ou même au festival de Cannes, où nous étions partis ensemble représenter "el hal" (long-métrage retracant l'itinéraire du groupe), Batma restait tel que nous le connaissions", raconte Ahmed El Maânouni, réalisateur de "el hal".

Son autobiographie en 2 parties, Arrahil (Le Voyage) et Al-Alam (La Souffrance) publiée en langue Arabe est un témoignage sur la vie vue à travers les yeux d'un génie incompris et méprisé. Depuis son décès, son frère Rachid a repris le flambeau au sein de Nass El Ghiwane, lui rendant hommage au début de la chanson "Ghir Khoudouni" à chaque apparition du groupe
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 09:18

Modifié le mercredi 23 mai 2007 09:53